Le sens général de la médecine

La médecine chinoise ancienne fondée sur le mouvement circulaire

Peng Zi-Yi (1871-1949), Extrait du « Yuan Yun Dong De Gu Zhong Yi Xue » (圆运动的古中医学)

Le sens général de la médecine

La vie humaine est l’effet de la totalité du mouvement circulaire du souffle cosmique (dàqì 大气) et des Cinq Éléments. C’est pourquoi l’homme est l’esprit des dix mille êtres. Les êtres non humains, quant à eux, ne reçoivent qu’un aspect partiel du mouvement circulaire de ce souffle cosmique ; c’est pourquoi ils peuvent servir de remèdes dans le corps humain.

Ce que l’on appelle “totalité”, c’est lorsque les Cinq Éléments sont équilibrés, sans excès ni insuffisance, dans un mouvement circulaire parfaitement harmonieux. Le “partiel”, en revanche, signifie qu’au sein du mouvement circulaire des Cinq Éléments, l’un des pôles est en excès ou en défaut.

Ainsi, en médecine chinoise :

  • máhuáng 麻黄 penche vers l’action de dispersion ;

  • sháoyào 芍药 incline vers l’action de rétention ;

  • bànxià 半夏 tend vers l’action de descente ;

  • shēngmá 升麻 favorise l’action de montée ;

  • gāncǎo 甘草 agit au niveau central, régularisant le centre.

Lorsque l’on traite une maladie par fermeture des pores avec frissons, c’est que la fonction de dispersion du corps est trop faible et la fonction de rétention trop forte : on emploie donc  máhuáng, qui favorise la dispersion, afin de rétablir l’équilibre.

À l’inverse, dans les maladies avec transpiration excessive et fièvre, la fonction de rétention est trop faible et celle de dispersion trop active : on emploie alors sháoyào, qui favorise la rétention.

Pour les vomissements, dus à un manque de descente, on utilise bànxià qui agit en favorisant la descente.

Pour la sensation de pesanteur anale (prolapsus), causée par une insuffisance du mouvement ascendant, on utilise shēngmá qui favorise la montée.

L’équilibre entre rétention et dispersion, comme celui entre montée et descente, dépend du souffle médian (zhōng qì 中气) et de son mouvement spiralé. C’est pourquoi, dans tous les cas, il convient d’adjoindre gāncǎo pour renforcer ce souffle central.

À l’inverse, si l’on utilise sháoyào dans les cas de frissons par fermeture des pores, ou máhuáng dans les cas de fièvre avec transpiration, ou encore shēngmá dans les vomissements, ou bànxià dans le prolapsus, ou que l’on emploie ces remèdes sans soutenir le souffle central — alors on aggrave le déséquilibre au lieu de le corriger. Le mouvement du corps, au lieu de redevenir circulaire, devient rectiligne, figé, privé de vie.

Les fonctions du corps liées aux Cinq Éléments : lorsqu’elles sont circulaires, il y a vie ; lorsqu’elles sont déviées, il y a maladie. La maladie est un déséquilibre dans le mouvement circulaire des fonctions des Cinq Éléments ; le remède, c’est une plante dont l’action compense ce déséquilibre. Les remèdes aident le corps à retrouver sa propre fonction. Mais si cette fonction n’existe plus, alors le remède ne peut produire aucun effet.

La médecine chinoise ancienne est donc l’art d’utiliser les tendances particulières du mouvement circulaire des choses pour rétablir l’équilibre circulaire du corps humain. Telle en est l’idée fondamentale.

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