Restaurer l’efficacité clinique de la médecine chinoise par le retour au Huángdì Nèijīng 《黃帝內經》
I — Diagnostic et mission
Disons-le sans détour : la médecine chinoise contemporaine est dans un immense désordre doctrinal. Dans les facultés, on enseigne des protocoles mécaniques, dans les manuels, on transmet des grilles d’analyse figées, dans les cabinets, on applique des recettes qui n’ont plus de rapport avec l’esprit du Nèijīng.
On cite néanmoins souvent le Huángdì Nèijīng 《黃帝內經》 comme une autorité, par habitude sans doute, mais sans jamais prendre la peine de l’ouvrir et de l’interroger. On le mentionne comme un emblème, mais sans l’écouter, on le brandit comme une bannière, mais sans le mettre en pratique.
Le texte ne cesse de répéter : « Ne pas s’écarter de la couleur et du pouls » (bù lí sè mài 不離色脈). Voilà la règle. Voilà la loi. Voilà la base.
Mais qui, aujourd’hui, observe vraiment les couleurs du teint ? Qui lit encore le pouls selon la méthode rényíng 人迎 cùnkǒu 寸口 ? Qui sait distinguer la dynamique du yīn 陰 et du yáng 陽 dans leur rapport aux liùqì 六氣 ?
Soyons honnêtes : ce que l’on appelle aujourd’hui « médecine traditionnelle chinoise » (zhōngyī 中醫), telle qu’elle est enseignée dans les universités et normalisée dans les manuels officiels, est en réalité une construction moderne.
Elle s’est bâtie au XXe siècle, en sélectionnant certaines doctrines tardives et réduisant la médecine classique à une collection de fragments de textes énigmatiques.
Le résultat ?
Une médecine qui a perdu sa gnose, sa connaissance directe, une médecine qui se contente de décrire des syndromes génériques mais qui ne les relie plus aux cycles célestes, aux rythmes de la terre et aux mouvements du souffle vital.
Le Nèijīng, lui, ne parle que de souffles (qì 氣), de circulation, de montée et de descente, d’ouverture et de fermeture, de yīn 陰 et de yáng 陽. Il enseigne une méthode de lecture du corps comme miroir du cosmos.
Voilà pourquoi ma tâche est simple et radicale : restaurer les principes de la médecine chinoise en la ramenant à sa racine, le Huángdì Nèijīng.
J’affirme donc ceci : si la médecine chinoise est aujourd’hui dans un tel état chaotique, ce n’est pas parce que le Classique serait obscur, ni parce que ses principes seraient dépassés. C’est parce que nous l’avons recouvert de doctrines humaines, de commentaires figés, de systèmes académiques.
Ma mission est claire : retirer ces couches, faire table rase des dogmes tardifs, nettoyer les ajouts et rendre à la médecine son texte fondateur, le Huángdì Nèijīng 《黃帝內經》.
Tout praticien qui a pris un pouls avec justesse sait que le Classique a raison. Tout médecin qui a observé la couleur d’un visage sait que le Classique est vrai. Tout étudiant qui a médité sur les nombres et les cycles sait que le Classique parle de lois opératives.
II — Nombres, cycles, arts libéraux et médecine chinoise classique
Nous devons maintenant aborder un point central : les nombres et les cycles, car le Nèijīng est un livre largement construit sur un logique numérique transcendante. Les 12 branches terrestres (dìzhī 地支) et les 10 troncs célestes (tiāngān 天干) ordonnent la dynamique du qì dans le temps et l’espace. Ensemble, 10 et 12 forment le cycle sexagésimal qui structure aussi bien le calendrier céleste que la physiologie.
Tout cela n’est pas une spéculation abstraite. C’est une méthode de lecture du corps. Le chapitre Sùwèn, Liù jié zàng xiàng lùn 素問·六節藏象論 dit :
“天有十度,地有十二度,人之所以受氣者,具之也。Tiān yǒu shí dù, dì yǒu shí’èr dù, rén zhī suǒ yǐ shòu qì zhě, jù zhī yě. Le Ciel possède dix degrés, la Terre possède douze degrés. L’homme, par ce qu’il reçoit le qì, les réunit tous en lui.“
- 天 (tiān) : le Ciel.
- 有 (yǒu) : possède, contient, il y a.
- 十度 (shí dù) : « dix degrés ». Dù 度 signifie degré, mesure, cycle, loi de régularité.
- 地 (dì) : la Terre.
- 十二度 (shí’èr dù) : « douze degrés ».
- 人 (rén) : l’homme.
- 所以 (suǒ yǐ) : ce par quoi, ce moyen, cette raison pour laquelle.
- 受氣 (shòu qì) : recevoir le qì 氣
- 具之 (jù zhī) : « les possède tous, les réunit intégralement ». Jù 具 signifie être complet, contenir dans son intégralité.
J’affirme que la loi des nombres ordonne aussi bien le ciel que le corps.
La structure Ciel–Terre–Homme dans le Nèijīng est composée des 10 degrés du Ciel → les dix tiān gān 天干, des 12 degrés de la Terre → les douze dì zhī 地支. L’être humain est le point d’articulation de ces deux systèmes, il condense en lui la totalité des cycles célestes et terrestres. C’est ce qui fonde la possibilité du calendrier médical, des correspondances organiques et des lois thérapeutiques. Le nombre 22 apparaît alors comme le chiffre de la plénitude et de la totalité de la révélation. Dans d’autres Traditions, 22 joue aussi un rôle signifiant.
Dans la Kabbale hébraïque par exemple, les 22 lettres de l’alphabet sont considérées comme les canaux par lesquels Dieu a créé le monde. Le Séfer Yetsira (Livre de la Création) dit explicitement : « Par trente-deux sentiers de sagesse fut créé le monde : dix nombres (sefirot) et vingt-deux lettres fondamentales. » Les 22 lettres se divisent en 3 mères, 7 doubles, 12 simples : une structure qui fait écho aux plus fines conceptions proto-chinoises d’une cosmogénèse mais que je ne développerais pas ici, tant elle demande de l’attention et du respect.
Dans le Tarot (occultisme occidental, inspiré de la Kabbale), on trouve 22 arcanes majeurs, du Mat au Monde. Ils représentent le chemin initiatique de l’âme humaine, de l’inconscient au cosmos ordonné. Ces 22 étapes sont à la fois des lettres, des images, des énergies , c’est à dire un alphabet symbolique complet, exactement comme les 22 lettres hébraïques ou comme la réunion des 10 et 12 degrés dans l’Homme.
Dans la tradition grecque et pythagoricienne , on trouve aussi de nombreuses références à 22 comme nombre de perfection cyclique : 22/7 est l’approximation antique de π (pi), le rapport du cercle. Le cercle étant le symbole de la totalité cosmique, 22 est déjà inscrit comme mesure de l’univers.
Autrement dit, la triade du Nèijīng (10-12-22) et la structure kabbalistique sont isomorphes. Le Ciel fournit l’axe vertical, l’énergie pure. La Terre fournit l’axe horizontal, les cycles matériels. L’Homme, au centre, reçoit, articule et manifeste les 22 comme totalité, langage et conscience.
| Dimension | Médecine chinoise classique (Nèijīng) | Kabbale hébraïque | Tarot (occultisme occidental) | Tradition grecque / pythagoricienne |
|---|---|---|---|---|
| 10 (Ciel) | Tiān gān 天干 (dix troncs célestes) : cycles célestes, méridiens de main, yang | 10 sefirot : émanations divines, structure de l’arbre de Vie | 10 premiers arcanes (0 à IX) : étapes initiales de l’âme, impulsion spirituelle | Nombre parfait, tétraktys pythagoricienne (1+2+3+4 = 10) : totalité céleste |
| 12 (Terre) | Dì zhī 地支 (douze branches terrestres) : cycles saisonniers, mois, méridiens de pied, yin | 12 lettres « simples » : associées aux signes zodiacaux, aux mois, aux organes du corps | 12 arcanes suivants (X à XXI) : expériences humaines, cycles du monde matériel | 12 signes du zodiaque grec, cycle terrestre et cosmique |
| 22 (Homme) | L’homme réunit 10 + 12 = 22 : articulation du souffle céleste et terrestre, totalité des cycles | 22 lettres hébraïques : canaux de création, langage cosmique ; 22 sentiers reliant les sefirot | 22 arcanes majeurs : alphabet initiatique, parcours de l’âme, totalité du destin humain | 22/7 ≈ π : rapport du cercle, symbole d’intégralité et de totalité cosmique |
Le nombre 22 se manifeste dans le corps humain comme articulation du Ciel (10) et de la Terre (12). Ce déploiement est fondamental, car il fait le lien direct entre cosmologie et anthropologie sacrée.
Il y a 22 os du crâne (chez l’adulte). Le crâne est le siège de l’esprit (shén 神 en Chine, neshama en hébreu). Que le nombre d’os du crâne corresponde à 22 est un fait anatomique qui reflète la condensation de l’alphabet cosmique dans le siège de la conscience humaine.
Il y a 22 paires de chromosomes autosomiques (en génétique moderne) qui codent la structure du corps, plus une paire sexuelle qui détermine le genre (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chromosomes_humains). On retrouve ici le même schéma : 22 comme totalité, puis l’unité différenciante (le sexe), analogue au 10-12-22.
Une lecture attentive du Língshū 靈樞, révèle que le méridien du Cœur (Shào yīn 手少陰) n’a pas de points de transport (shū 輸) propres pais qu’il emprunte ceux du méridien du Péricarde (Juè yīn 厥陰). Sur les 12 vaisseaux-méridiens principaux, seulement 11 portent donc des points de transport appendiculaires. Cela donne 11 × 2 (droite/gauche) = 22 trajets qui disposent réellement de points de transport, ce qui est bien entendu parfaitement conforme au modèle : l’Homme « réunit » (具之 jù zhī) les 22.
22 méridiens effectifs (shū-points) ↔ 22 os du crâne ↔ 22 lettres hébraïques ↔ 22 arcanes majeurs. Le nombre n’est pas seulement symbolique : il est structural, inscrit dans l’anatomie, dans la physiologie énergétique, et dans les cosmologies comparées.
Dans la Kabbale, les 22 lettres sont associées aux 22 sentiers reliant les 10 sefirot. Ces sentiers sont souvent cartographiés sur le corps humain : 10 sefirot = 10 points majeurs (tête, cœur, organes vitaux), 22 sentiers = canaux d’énergie reliant ces pôles, ce qui correspond bien à la notion chinoise de méridiens.
Nous comprenons maintenant que le passage du Nèijīng n’énonce pas seulement une loi de correspondance abstraite : il dit que l’homme est le lieu où les 22 se réalisent corporellement, psychiquement et spirituellement, comme alphabet vivant du cosmos.
Aujourd’hui, qui parle encore du cycle sexagésimal dans la pratique clinique ? Qui utilise encore les 24 jiéqì 節氣 (termes solaires), les 72 hòu 候 (climats de 5 jours) pour orienter un diagnostic ?
On enseigne des grilles figées, sans calendrier, sans orientation.
Mais la vérité est que chaque pathologie doit être replacée dans le temps et l’espace.
Le Língshū, Zhōngshǐ 靈樞·終始 dit :
“陰陽之氣,彰昉不息。yīn yáng zhī qì, zhāng fǎng bù xī.
Le qì 氣 du yīn 陰 yáng 陽 se manifeste (zhāng 彰, « se déploie, se rend visible ») et jaillit (fǎng 昉, « jaillir, apparaître ») sans jamais s’interrompre (bù xī 不息, « ne cesse pas »).
知其始終者,能視人。
zhī qí shǐ zhōng zhě, néng shì rén.
Celui qui connaît (zhī 知) le commencement et la fin (shǐ zhōng 始終) est capable (néng 能) d’examiner (shì 視, « examiner, discerner ») l’être humain (rén 人).
不知始終者,雖得之,不能視也。
bù zhī shǐ zhōng zhě, suī dé zhī, bù néng shì yě.
Celui qui ne connaît pas le commencement et la fin, même s’il les obtient (suī dé zhī 雖得之, « même s’il en a la maîtrise apparente »), ne peut pas examiner (bù néng shì 不能視) l’être humain.”
Ici, 彰 zhāng et 昉 fǎng sont importants : 彰 indique la manifestation éclatante, visible ; 昉 signifie l’aube, le commencement lumineux. Ensemble, 彰昉 zhāng fǎng exprime le mouvement d’apparition et de jaillissement produit par le souffle yīn-yáng. 始終 shǐ zhōng renvoie à la totalité du cycle : origine et achèvement, continuité du mouvement cyclique. 視人 shì rén signifie non pas « voir l’homme » au sens trivial, mais « examiner, diagnostiquer, pénétrer l’homme » — c’est une formule technique du Nèijīng pour dire « percevoir la vérité interne de l’état vital à travers le souffle yīn-yáng ».
Connaître le cycle, c’est guérir. L’ignorer, c’est traiter à l’aveugle. C’est pour cela que j’enseigne les véritables arts libéraux de la médecine classique, non pas des protocoles standardisés, mais des disciplines qui forment l’esprit du praticien :
Le langage : chaque caractère du Nèijīng est une clé. Comprendre la polysémie, la syntaxe, c’est déjà entrer dans la méthode.
Le nombre : cycles de 10 et 12, structure du 60, proportion et rythme.
La musique et les sons : les cinq sons (wǔyīn 五音) résonnent avec les cinq organes, et la voix du patient est un diagnostic.
La géométrie du corps : méridiens (jīngluò 經絡), points (xué 穴), circulation selon des axes et des plans.
L’astronomie et le calendrier : 24 jiéqì 節氣, solstices et équinoxes, liùqì 六氣.
La logique du yīnyáng 陰陽 : art de la différenciation, des polarités, des retours.
La rhétorique des images : le Classique parle en images qui sont autant de métaphores qui ouvrent l’intuition.
Voilà les disciplines qui donnent sens à la pratique. Voilà la vraie « formation médicale » selon le Nèijīng. Aujourd’hui, on forme des praticiens à réciter des formules toutes faites, sans les former à ces sciences fondamentales. Résultat : on produit des techniciens qui connaissent des recettes, mais qui n’ont aucune boussole interne.
III — Critique de la médecine chinoise moderne et gnose médicale
Soyons clairs : ce que l’on appelle aujourd’hui « médecine traditionnelle chinoise » (zhōngyī 中醫), telle qu’elle est enseignée dans les manuels universitaires, n’est pas la médecine du Nèijīng.
Elle est une construction récente. Elle juxtapose des notions, invente des catégories, assemble des fragments issus de commentaires tardifs. Elle transmet des « doctrines d’hommes », et non la loi naturelle du Classique.
Qu’est-ce que j’entends par « doctrines d’hommes » ?
Ce sont ces grilles abstraites qu’on plaque sur le vivant, des classifications toutes faites, des recettes mécaniques, des diagnostics qui ne tiennent aucun compte des cycles naturels.
On enseigne : « chaleur », « froid », « vide », « plénitude » mais sans référence aux souffles célestes (tiānqì 天氣), sans lecture du calendrier, sans orientation saisonnière.
On apprend à réciter : « foie → colère », « rate → rumination », « poumon → tristesse », mais sans comprendre que ces correspondances sont des rythmes dynamiques, pas des étiquettes statiques. Voilà pourquoi la médecine moderne échoue à traiter dans la profondeur. Elle réduit la complexité du vivant à des syndromes.
Le Nèijīng nous averti :
“不知年之所加,氣之盛衰,虛實之所起,不可以為工矣。Bù zhī nián zhī suǒ jiā, qì zhī shèng shuāi, xū shí zhī suǒ qǐ, bù kě yǐ wéi gōng yǐ.
Ne pas savoir où l’année applique son influence, ne pas connaître la plénitude et le déclin du qì, ne pas savoir d’où naissent le vide et le plein : on ne peut pas être un praticien compétent.” – Huángdì Nèijīng Sùwèn 《黃帝內經·素問》, chapitre 5 《陰陽應象大論》 (Yīn Yáng Yìng Xiàng Dà Lùn – Grande discussion sur les correspondances du Yīn-Yáng).
- 不知 (bù zhī) : ne pas savoir.
- 年之所加 (nián zhī suǒ jiā) : l’endroit ou le moment où l’année applique son influx, autrement dit l’action spécifique de l’année sur le corps et les souffles
- 氣之盛衰 (qì zhī shèng shuāi) : la plénitude (shèng 盛) et le déclin (shuāi 衰) du qì.
- 虛實之所起 (xū shí zhī suǒ qǐ) : l’origine de l’état de vide (xū 虛) et de plénitude (shí 實).
- 不可以為工矣 (bù kě yǐ wéi gōng yǐ) : on ne peut pas être un gōng 工, c’est-à-dire un artisan compétent, un praticien accompli de la médecine.
C’est ici qu’intervient ce que j’appelle la gnose médicale, c’est à dire l’expérience directe des manifestations du souffle, le ressenti de la dynamique du qì 氣 dans le pouls, le discernement du yīn 陰 et du yáng 陽 dans la couleur, la reconnaissance des liùqì 六氣 dans l’origine des maladies …
La gnose médicale, c’est cette connaissance incarnée : le savoir qui passe par la main, par l’œil, par l’expérience immédiate.
La médecine contemporaine a perdu la gnose médicale.Elle ne sait plus lire le pouls, elle ne sait plus observer la couleur, elle ne sait plus orienter la pathologie dans le temps et l’espace. Et c’est pourquoi elle échoue, parce qu’elle a remplacé la loi naturelle par des doctrines humaines, parce qu’elle a recouvert le Classique de dogmes modernes.
Ma mission est donc d’arracher ces voiles, de revenir à l’expérience directe, de redonner aux praticiens la capacité de sentir les mouvements du qì 氣, de voir les manifestations du souffle yīnyáng 陰陽. C’est cela, « restaurer la médecine chinoise ».
IV — Déclaration de principes
Je dois être très clair avec vous : ce travail n’est pas facile. Il va à contre-courant. Il demande du courage, de la discipline, de la fidélité, car restaurer la médecine du Nèijīng, ce n’est pas simplement étudier un texte ancien, c’est remettre en cause la totalité de la MTC moderne, c’est dire sans trembler que la médecine officielle enseigne des doctrines d’hommes et non la loi de la Nature, c’est affirmer que la seule autorité véritable, c’est le Classique.
Ma mission est de participer à la restauration de la médecine chinoise, de la ramener à sa racine, de revenir à l’expérience directe des manifestations du souffle yīnyáng 陰陽.
Voici donc ma déclaration de principes — dix articles qui résument mon engagement :
Je reconnais le Huángdì Nèijīng 《黃帝內經》 comme fondement absolu de la médecine chinoise.
Je place la couleur (sè 色) et le pouls (mài 脈) au centre du diagnostic, conformément au Classique.
Je pratique la méthode rényíng 人迎 cùnkǒu 寸口, pour lire le rapport du yīn 陰 et du yáng 陽.
J’oriente chaque diagnostic selon l’arithmologie classique : 10 tiges célestes (tiāngān 天干), 12 branches terrestres (dìzhī 地支), 24 termes solaires (jiéqì 節氣), 60 combinaisons.
Je différencie les maladies selon les six méridiens (liùjīng 六經) : Tàiyáng 太陽, Yángmíng 陽明, Shàoyáng 少陽, Tàiyīn 太陰, Shàoyīn 少陰, Juéyīn 厥陰 et les cinq mouvements (wǔxíng 五行), car la médecine du Nèijīng est une médecine fondée sur le rapport du 5 et du 6.
Je relie la pratique clinique aux wǔyùn liùqì 五運六氣 , car c’est le grand scheme qui guide l’étiologie, le diagnostic et le traitement.
J’enseigne les sept arts libéraux de la médecine classique : langage, nombre, musique, géométrie, astrologie, calendrier, images.
J’affirme que la médecine est une gnose médicale : expérience directe de l’existence d’un souffle vital, non croyance aveugle.
J’engage toute mon énergie à transmettre cette loi vivante, sans compromis, sans déviation.
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