Zhěn mài 診脈, l’étude des méthodes d’examen du pouls dans le nèijīng 內經 – 1ère partie

Les différents modèles de pouls sont l’expression dynamique de la théorie des jingluo qui sous-tend l’approche holistique de la médecine chinoise.

Wang Shu-he 王叔和 (180-270) est l’auteur du Maijing 脉經 (Classique des pouls). C’était un érudit et un clinicien hors-pair. Il fut d’ailleurs convoqué à la cour impériale pour servir de chirurgien général (taiyi ling 太醫令). Sa contribution la plus remarquable à l’étude du pouls a été la définition de 24 modèles de pouls (maixiang 脉象) qui sont encore observés aujourd’hui.

Wang Shu-he est également connu pour ses efforts dans la compilation du Shanghan zabing lun 傷寒雜病論 de Zhang Ji 張機, également connu sous le nom de Zhong-jing 仲景 (vers 150-215).

Ce travail fut ensuite divisé en deux parties distinctes, le Shanghan lun 傷寒論 (Traité sur les maladies fébriles) et Jingui yaolüe 金匱要略 (Stratégies importantes du coffre d’or).

L’approche clinique de Zhang Ji inclut l’analyse du pouls.

C’est d’ailleurs à partir de là qu’a évolué la « théorie de l’analyse des symptômes des six conduits » (liu jing bian zheng 六經辨證).

Le recours à la prise du pouls comme méthode de diagnostic la plus informative a été corroboré par  Huang-Fu Mi 皇甫謐 dans le Jiayi jing 甲乙經.

Dans la pratique clinique de Zhang Zhong-jing, les sites de la prise du pouls son l’artère carotide, renying 人迎, l’artère radiale, cunkou 寸口 et l’artère tibiale antérieure, fuyang 趺陽.

Le Neijing décrit trois régions (bu 部) et dans chaque région, trois sites individuels, dont chacun peut fournir un signal (hou 候) qui reflète directement la fonction de certains viscères ou parties du corps.

On parle alors de « trois régions et neuf sites » (san bu jiu hou 三部九候).

Cependant, dès Wang Shu-he, les sites de la prise du pouls se limitent au ‘cunkou’, subdivisé en 3 sites appelés cun 寸, guan 關 et chi 尺. 

Sur chaque site, la prise de pouls est exécutée selon trois modalités différentes en fonction de la pression exercée par les doigts (selon la 18ème difficulté du Nanjing). Ainsi, les trois sites (bu) fournissent aussi neuf signaux (hou). 

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Depuis l’époque du Neijing, il a toujours été souligné que les informations provenant de la prise de pouls doivent être considérées parallèlement aux résultats des trois autres méthodes de diagnostic (Sì zhěn hé cān 四診合參).

Le neijing aborde un large éventail de sujets relatifs a la prise des pouls comme par exemple :

1. Le moment opportun pour la prise du pouls.
2. L’attribution de sites spécifiques à la fonction de différents viscères.
3. La comparaison de schémas de pouls normaux et anormaux.
4. Les rythme diurnes de la propagation du pouls.
5. La détection de signaux provenant de l’un des neuf postes d’observation (jiu hou 九候) et leur signification.
7. Le pronostic basé sur la discordance entre la dynamique du pouls et la constitution du corps.
8. Les six considérations principales régissant l’interprétation des modèles du pouls par rapport aux saisons.
9. Les variations saisonnières du pouls normal.
10. Le « qi de l’estomac » (weiqi 胃氣) en tant que facteur différentiel pour distinguer un modèle de pouls normal d’un modèle de pouls anormal ou pathologique.
11. La corrélation du pouls de l’artère radiale et de la constitution du corps dans le développement de la maladie.
12. Les schémas de pouls anormaux rarement observés et leur pronostic.
13. Le pronostic basé sur la correspondance entre la constitution corporelle, le pouls et les symptômes.
14. La détection de la grossesse par la prise de pouls.
16. L’importance d’intégrer le schéma du pouls à d’autres méthodes de diagnostic.

« 善
shàn zhěn zhě cháàn mài

Pour diagnostiquer (zhěn) correctement, examinez (chá) soigneusement les couleurs du teint et appuyez sur (àn) les rivières de sang (mài) pour les examiner.

先別陰陽清濁⽽部分
xiān bié yīn yáng shěn qīng zhuó ér zhī bù fēn

Premièrement, distinguez les différentes divisions yīn yáng, prenez note (shěn) des aspects clair (qīng) et trouble (zhuó) et maitrisez (zhī) la connaissance des régions (bù) et des divisions (fēn) où se trouve la maladie.

喘息⾳聲⽽知所苦
shì chuǎn xī tīng yīn shēng ér zhī suǒ kǔ

Observez (shì) la respiration de la personne, écoutez (tīng) les sons de sa voix afin de connaître (zhī) ce dont il souffre.

權衡規矩⽽知病所主
guān quán héng guī jǔ ér zhī bìng suǒ zhǔ

Observez attentivement (guān) l’équilibre axial (quán) et transversal (héng), le compas (guī) et l’équerre (jǔ), pour connaître (zhī) ce qui gouverne (zhǔ) la maladie. » – Su Wen, chapitre 5

«⿈帝問曰診法何如 huáng dì wèn yuē zhěn fǎ hé rú
L’empereur jaune demanda : Quelle est la méthode (fǎ) de diagnostic?

歧伯對曰診法常以平旦 qí bó duì yuē zhěn fǎ cháng yǐ píng dàn
Qíbó répondit : La méthode normale (fǎ) de diagnostic doit être effectuée à l’aube.

陰氣未動陽氣未散 yīn qì wèi dòng yáng qì wèi sǎn
À cette heure, le yīn qì n’a pas encore remué, et le yáng qì ne s’est pas encore propagé.

飲食未進 yǐn shí wèi jìn
La personne n’a pas encore pris de boisson et de nourriture.

經脈未盛絡脈調勻氣⾎未亂 jīng mài wèi chéng luò mài diào yún qì xuè wèi luàn
Les rivières des canaux axiaux (jīngmài) ne sont pas encore pleins (chéng), les rivières des canaux radiaux (luòmài) sont uniformément harmonisés et le qì et le sang ne sont pas encore en désordre.

故乃可診有過之脈切脈動靜 gù nǎi kě zhěn yǒu guò zhī mài qiè mài dòng jìng
Ainsi, à cette heure, on peut diagnostiquer les excès des rivières  (mài) des canaux et évaluer (qiè) leur agitation et leur calme.

是故持脈有道虛靜為保 shì gù chí mài yǒu dào xū jìng wéi bǎo
Par conséquent, palper les rivières (mài) dans les canaux doit être fait d’une certaine façon (dào), vous devez être vide et silencieux.

春⽇浮如⿂之遊在波 chūn rì fú rú yú zhī yóu zài bō
Aux jours du printemps, elles flottent comme un poisson nageant dans les vagues.

夏⽇在膚泛泛乎萬物有餘 xià rì zài fū fàn fàn hū wàn wù yǒu yú
Aux jours de l’été, elles circulent dans les régions de la peau, comme la manifestation externe de la plénitude des dix mille choses.

秋⽇下膚蟄蟲將去 qiū rì xià fū zhé chóng jiāng qù
Aux jours de l’automne, elles se trouvent juste sous la peau, comme les insectes qui se préparent à retourner sous terre pour hiberner.

冬⽇在骨蟄蟲周密君⼦居室 dōng rì zài gǔ zhé chóng zhōu mì jūn zǐ jū shì
Aux jours de l’hiver elles sont profondes, au niveau des os, comme les insectes en hibernation ou les nobles (jūnzǐ) qui restent enfermés dans les pièces de leur maison.

故曰知內者按⽽紀之知外者終⽽始之 gù yuē zhī nèi zhě àn ér jì zhī zhī wài zhě zhōng ér shǐ zhī
Par conséquent, il est dit que pour connaître l’intérieur, il faut appuyer et connaître les mécanismes (jì), pour connaître l’ extérieur, il faut suivre les fins (zhōng) et les commencements (shǐ).

此六者持脈之⼤法 cǐ liù zhě chí mài zhī dà fǎ
Ces six choses sont connues comme la grande méthode (dàfǎ) de palpation des rivières dans les canaux.» Su Wen, chapitre 17

Dans la médecine du Nèijīng, le rôle principal du diagnostic est de comprendre et d’identifier la configuration directionnelle et les altérations écologiques des bassins-versants (canaux/méridiens) dans la présentation du patient, afin de rétablir la circulation normale des “rivières de sang” et de permettre au patient de resplendir, de respirer et de prospérer.

Différentes techniques sont utilisées pour y parvenir, des observations directes à la palpation, en passant par le diagnostic par le pouls et la vision intérieure.

Ces techniques nous permettent de connaître (zhī) la nature essentielle de la maladie et de guider toutes nos interventions cliniques.

Le système de diagnostic du pouls rényíng-cùnkǒu est utilisé pour identifier lequel des bassins versants primaires est le plus déséquilibré et a besoin d’être corrigé.

Le système de diagnostic du pouls sānbù jiǔhòu est utilisé pour identifier la présence de facteurs pathogènes.

Ces deux systèmes dépendent de l’évaluation des caractéristiques de l’écoulement des rivières (mài) dans les canaux du corps.

« 衇⾎理分衺⾏體中 mài xuè lǐ fēn qìn xíng tǐ zhōng
Le terme mài désigne les différentes divisions (fēn) des motifs de grainage (lǐ) dans lesquels le sang circule à travers les ouvertures (qìn) du corps. » Suo Wen Jie Zi

« 何謂脈 hé wèi mài
Que sont les mài?

歧伯曰壅遏營氣令無所避是謂脈 qí bó yuē yōng è yíng qì lìng wú suǒ bì shì wèi mài
Qíbó dit : ce qui contient le qì nutritif (yíng), comme le sol qui retient l’eau à la base d’une plante, c’est la signification du terme mài. » Ling Shu, chapitre 30

Qu’est-ce qui crée le sang?

« 何謂⾎ hé wèi xuè
L’Empereur demanda : qu’est-ce que le sang ? 

歧伯曰中焦受氣取汁變化⽽⾚是謂⾎ qí bó yuē zhōng jiāo shòu qì qǔ zhī biàn huà ér chì shì wèi xuè
Qíbó dit : le brûleur moyen (zhōngjiāo) reçoit le qì de la nourriture et des liquides ingérés; à travers ses diverses transformations (biàn huà), il crée des jus et en extrait l’aspect rouge ; c’est ce que l’on appelle sang. » Su Wen, chapitre 30

«穀入于胃脈道以通 gǔ rù yú wèi mài dào yǐ tōng
Lorsque les grains pénètrent dans l’estomac, les voies des rivières (mài) s’ouvrent (tōng)
⾎氣乃⾏ xuè qì nǎi xíng
à partir de là le sang et qì circulent. » Ling Shu, chapitre 10

Qu’est-ce qui fait circuler le sang?

«⼼者君主之官也神明出焉 xīn zhě jūn zhǔ zhī guān yě shén míng chū yān
Le cœur est le souverain et le fonctionnaire au pouvoir, l’illumination du shén (shénmíng) en émane.» Su Wen, chapitre 8

« 故君者所明也非明⼈者也 gù jūn zhě suǒ míng yě fēi míng rén zhě yě
Ainsi, le monarque est celui d’où l’illumination (míng) provient, mais le monarque seul ne peut pas apporter l’illumination au peuple.

君者所養也非養⼈者也 jūn zhě suǒ yǎng yě fēi yǎng rén zhě yě
Le monarque est celui d’où toute nourriture (yǎng) provient, mais le monarque seul ne peut pas nourrir le peuple directement.

君者所事也非事⼈者也 jūn zhě suǒ shì yě fēi shì rén zhě yě
Le monarque est celui par lequel les affaires de l’État sont ordonnées, mais le monarque seul ne peut pas les ordonner directement.

故君明⼈則有過 gù jūn míng rén zé yǒu guò
Ainsi, si le monarque cherchait à illuminer les autres, il serait excessif (guò).

養⼈則不⾜ yǎng rén zé bù zú
Si le monarque cherchait à nourrir les autres, il serait insuffisant (zú).

事⼈則失位 shì rén zé shī wèi
Si le monarque cherchait à ordonner les affaires de l’État, il perdrait son statut.

故百姓則君以⾃治也 gù bǎi xìng zé jūn yǐ zì zhì yě
En outre, en suivant le monarque spontanément, les gens ordinaires se gouvernent eux-mêmes;

養君以⾃安也 yǎng jūn yǐ zì ān yě
en nourrissant le monarque, ils apportent la paix à leur propre existence ;

事君以⾃顯也 shì jūn yǐ zì xiǎn yě
en s’occupant des affaires du monarque, ils apportent l’ordre dans leur propre existence.

故禮達⽽分定 gù lǐ dá ér fēn dìng
Ainsi, c’est par le rituel (lǐ) que les gens atteignent un comportement approprié selon le rôle qui leur a été donné.

故⼈皆愛其死⽽患其⽣ gù rén jiē ài qí sǐ ér huàn qí shēng
Tous ceux qui agissent contrairement à ces principes chérissent leur mort et, quand elle arrive, pleurent sur les vies qu’ils ont menées. » Li Ji

«肺者相傅之官治節出焉 fèi zhě xiāng zhī guān zhì jié chū yān
Les poumons sont l’officiel conseiller de l’Empereur; la gouvernance de l’ordre temporel en émane. » Su Wen, chapitre 8

Qu’est-ce qui régit le pouls?

« ⿈帝問曰平⼈何如 huáng dì wèn yuē píng rén hé rú
L’empereur jaune dit: Quelle est la condition d’une personne équilibrée (píngrén)?

歧伯對曰⼈⼀呼脈再(兩)動 qí bó duì yuē rén yī mài zài dòng
Qíbó dit: Normalement chez un être humain, le sang dans les canaux des rivières (mài) remue 2 fois à chaque expiration.

⼀吸脈亦再(兩)動 yī mài yì zài dòng
Avec chaque inhalation, le sang dans les canaux des rivières (mài) remue à nouveau 2 fois.

呼吸定息脈五動閏以太息 dìng mài wǔ dòng rùn yǐ tài
A chaque expiration et inhalation, le sang dans les canaux des rivières (mài) remue 5 fois, un battement supplémentaire (rùn) étant ajouté à chaque respiration complète. »
Su Wen, chapitre 18

« ⾊之變化以應四時之脈 sè zhī biàn huà yĭ yìng sì shí zhī mài
Les transformations (biànhuà) du teint (sè) correspondent aux mouvements des quatre saisons observés dans les canaux des rivières (mài).

此上帝之所貴以合於神明也 cĭ shàng dì zhī suŏ guì yĭ hé yú shén míng yĕ
Les anciens dirigeants (dì) considéraient ceci comme quelque chose de précieux correspondant à shénmíng. » Su Wen, chapitre 13

Pourquoi prenons-nous le pouls sur l’artère radiale ?

«食氣入胃散精於肝淫氣於筋 shí qì rù wèi sǎn jīng yú gān yín qì yú jīn
Le qì de la nourriture pénètre dans l’ estomac; l’essence (jīng) se propage vers le foie et à partir de là le qì excédentaire s’écoule vers les tendons (jīn).

淫氣入胃濁氣歸⼼ yín qì rù wèi zhuó qì guī xīn
Le qì excédentaire pénètre dans l’estomac et son aspect trouble (zhuóqì) retourne au cœur.

淫精於脈脈氣流經 yín jīng yú mài mài qì liú jīng
Dans l’estomac, l’essence débordante (jīng) s’écoule dans les rivières (mài) de l’estomac, le qì des rivières (mài) s’écoule alors dans les canaux axiaux (jīng).

經氣歸於肺 jīng qì guī yú fèi
Le qì des canaux axiaux (jīng) retourne aux poumons.

肺朝百脈 fèi cháo bǎi mài
Les poumons font face aux cent rivières (mài).

輸精於⽪⽑ shū jīng yú pí máo
Les poumons transportent l’essence (jīng) vers la peau et les poils fins (pí máo).

⽑脈合精⾏氣於腑 máo mài hé jīng xíng qì yú fǔ
Les rivières (mài) [collatérales] de la peau réceptionnent l’essence (jīng) et font circuler le qì à l’intérieur du fǔ sombre.

腑精神明留於四臟氣歸於椎衡 fǔ jīng shén míng liú yú sì zàng qì guī yú zhuī héng
Le fǔ sombre distribue l’essence (jīng) et l’illumination du shén aux quatre zàng, le qì retourne au centre et y apporte l’équilibre (zhuīhéng).

權衡以平氣⼜成⼨以決死⽣ quán héng yĭ píng qì kŏu chéng cùn yĭ jué sĭ shēng
Lorsque l’équilibre est établit, le qì est abondant (chéng) à la bouche du qì (qì kŏu) et le pouls à la position cùn est créé; grâce à cela les conditions de la vie et de la mort peuvent être déterminées.» Su Wen, chapitre 21

«帝曰氣⼜何以獨為五藏主 dì yuē qì kǒu hé yǐ dú wéi wǔ zàng zhǔ
L’empereur dit: Parmi les différentes rivières (mài) des canaux, seule l’embouchure du qì (qìkǒu) régit le diagnostic des cinq zàng. Pourquoi est-ce ainsi ?

歧伯曰胃者⽔穀之海六府之⼤源也 qí bó yuē wèi zhě shuǐ gǔ zhī hǎi liù fǔ zhī dà yuán yě
Qíbó dit : L’ estomac est la mer des eaux et des graines (shuǐgǔ), c’est la grande source (dàyuán) des six organes fǔ.

五味入⼜藏於胃以養五藏氣 wǔ wèi rù kǒu zàng yú wèi yǐ yǎng wǔ zàng qì
Les cinq saveurs entrent par la bouche et sont stockées dans l’estomac et grâce à cela elles nourrissent (yǎng) le qì des cinq zàng.

氣⼜亦太陰也 qì kǒu yì tài yīn yě
La région de l’embouchure du qì (qìkǒu) appartient au domaine du tàiyīn.

是以五藏六府之氣味皆出於胃 shì yǐ wǔ zàng liù fǔ zhī qì wèi jiē chū yú wèi
Par conséquent, les qì des cinq zàng six fǔ viennent tous de l’estomac.

變⾒於氣⼜ biàn jiàn yú qì kǒu
Ainsi, leurs transformations (biàn) peuvent être observées (jiàn) à l’embouchure du qì (qìkǒu).» Su Wen, chapitre 11

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